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Histoire de Franche-Comté
Toussaint LOUVERTURE (plus d'infos)
Le 12 juin 1802, le nègre Toussaint Louverture, né esclave analphabète sur une plantation de Saint-Domingue deviendra meneur de l'insurrection des Noirs, le père de la première république noire dans l'histoire de l'humanité (Haïti).
Celui qui dans l'Histoire de l'humanité jaillit comme le précurseur du mouvement d'émancipation des colonies noires, le déclencheur du processus des abolitions de l'esclavage et la première figure du pouvoir Noir, s'éteignit le 7 avril 1803 au Fort de Joux.
VAUBAN
Claude Nicolas LEDOUX
Il fut l'un des architectes les plus actifs à la fin de l'Ancien Régime, mais une grande partie des constructions qu'il a édifiées ont été détruites au XIXe siècle. Il fut l'un des principaux créateurs du style néoclassique. Construite entre 1774 et 1779, la saline royale d'Arc-et-Senans, dont les plans furent approuvés par Louis XV et par Trudaine, est le chef-d'œuvre de Ledoux.
On peut y accéder par une route rectiligne tracée à travers la forêt de Chaux. L'entrée est précédée par un péristyle d'ordre dorique.
Frédéric Auguste BARTHOLDI
Parfois connu sous le nom Amilcar Hasenfratz, BARTHOLDI est un célèbre sculpteur alsacien, auteur notamment de la célèbre statue de la Liberté éclairant le monde, offerte par la France aux États-Unis d'Amérique et située à l'entrée du port de New York, ainsi que du Lion de Belfort, construit pour célébrer la résistance héroïque de la ville lors du siège de 1870-71.
Richesses de la préhistoire
Parmi les derniers français, les comtois furent-ils les premiers hommes du territoire national ? C'est dans une des nombreuses grottes de ce pays karstique, à Vergranne en amont de Besançon, qu'on a découvert les plus anciens ossements humains (- 400 000 ans).
C'est encore dans le Jura, sur les rives des lacs de Clairvaux et Chalain, qu'on inventorie les premiers sites néolithiques lacustres de France. C'est aussi un village du Jura, la Tène, qui donna son nom au second âge du fer ; certes, il est au pied du versant Suisse du massif, mais connaissait-on les frontières à cette époque ?
Moines et Barbares
Double invasion du IIe au Ve siècle. Celle des barbares : cela justifie l'implantation des Burgondes appelés à la défense du pays, avant l'arrivée des Francs. Et celle des moines défricheurs du territoire. Les montagnes du Jura, terre d'accueil sinon de prédilection du monachisme : St Romain et St Lupicin, ermites dont l'exemple entraîne la fondation du monastère de Saint-Claude où l'on vint en pèlerinage de toute la France, St Colomban qui, arrivé d'Irlande pour convertir la Gaule, crée le monastère de Luxeuil.
En matière religieuse, la région se distingue : le fondateur de l'abbaye de Gigny (IXe) dans le Jura y appliqua les préceptes qu'il développa ensuite à Cluny et qui s'imposèrent dès lors à toute la chrétienté.
Germanique, espagnole et autonome
"Besançon, vieille ville espagnole". Il y a un zeste d'histoire dans cette citation de Victor Hugo concernant sa ville natale. Après le partage du royaume de Charlemagne, le Comté de Bourgogne appartient, au gré des alliances et des conquêtes, à l'Empire Germanique, au Royaume d'Espagne ou des Pays-Bas, avec quelques épisodes français.
De Frédéric Barberousse à Charles Quint, en passant par le Téméraire, une histoire échevelée qui voit, par exemple, des comtois capturer François Ier à Pavie...
Loin de ses maîtres, la Comté prend des habitudes d'autonomie. Et devient Franche. Et c'est d'ailleurs seule qu'elle résiste au XVIIe siècle aux guerres de conquêtes françaises...